Contes philosophiques glanés par NIRAO

Les contes philosophiques de NIRAO, ce sont des histoires, glanées sur le net, trouvées sur Facebook, rencontrées dans des livres … Ce sont des histoires que NIRAO aime raconter et diffuser, car elles sont inspirantes, motivantes, amusantes, captivantes, mais surtout ce sont des histoires à raconter et à partager !

Bref, ce sont des contes comme on les aime et puis surtout des histoires à lire et à relire !

La carotte, l’œuf et le café : face à l’adversité

Une jeune femme va chez sa mère et lui dit que sa vie est tellement difficile qu’elle ne sait pas si elle peut continuer. Elle veut abandonner, elle est fatiguée de se battre tout le temps. Il semble qu’aussitôt qu’un problème est réglé, un autre apparaît.

Sa mère l’amena dans la cuisine. Elle remplit trois chaudrons d’eau et les place chacun sur la cuisinière à feu élevé. Bientôt, l’eau commence à bouillir.
Dans le premier chaudron, elle place des carottes, dans le deuxième, elle met des œufs et dans le troisième, elle met des grains de café moulus.

Elle les laisse bouillir sur le feu sans dire un mot. Après 20 minutes, elle retourne à la cuisinière. Elle sort les carottes et les place dans un bol. Elle sort les œufs et les place dans un bol. Puis, elle verse le café dans une carafe.

Se tournant vers sa fille, elle dit : « Dis-moi, que vois-tu ? »

« Des carottes, des œufs et du café », répondit sa fille.

La femme l’amena plus près et lui demanda de toucher les carottes. La fille leur toucha et nota qu’elles étaient toutes molles et souples. La mère lui demanda alors de prendre un œuf et de le briser. La fille enleva la coquille d’un œuf et observa qu’il était cuit dur. Finalement, la mère lui demande de goûter au café. La fille sourit comme elle goûtait son arôme riche.

La fille demanda alors, « Qu’est-ce que ça veut dire maman ? »

La mère lui expliqua que chaque objet avait fait face à la même eau bouillante, mais que chacun avait réagi différemment.

La carotte y est entrée forte, dure et solide. Mais après être passée dans l’eau bouillante, elle a ramolli et est devenue faible.

L’œuf était fragile avec l’intérieur fluide. Mais après être passé dans l’eau bouillante, son intérieur est devenu dur.

Quant aux grains de café, eux, ont réagi de façon unique. Après avoir été dans l’eau bouillante, ils ont changé l’eau.

« Lequel es-tu ? », demanda la mère à sa fille. « Lorsque l’adversité frappe à ta porte, comment réponds-tu ?
Es-tu une carotte, un œuf ou un grain de café ? »

Penses-y ?

Suis-je la carotte qui semble forte, mais qui dans la douleur et l’adversité devient molle et perd sa force ?

Suis-je un œuf qui commence avec un cœur malléable, mais change avec les problèmes ? Ai-je un esprit fluide qui devient dur et inflexible dans la douleur ? Est-ce que ma coquille ne change pas, mais mon intérieur devient encore plus dur ?

Ou suis-je comme un grain de café ? Le grain change l’eau, il change la source de sa douleur. Lorsque l’eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu es comme un grain de café, tu deviens meilleure et change la situation autour de toi lorsque les choses en sont à leur pire.

Comment faites-vous face à l’adversité ? Comme une carotte, un œuf ou un grain de café ?

Auteur inconnu

Le Roi Salomon, l’homme le plus sage de la terre, avait parmi ses serviteurs un favori.

Il faisait parfaitement tout ce qu’il lui demandait de faire. Hélas, les autres serviteurs du palais en étaient très jaloux. Le Roi savait que la jalousie est un problème auquel il devait mettre fin. Aussi, il décida de confier à son serviteur un travail impossible à exécuter. Quand il constaterait que le serviteur n’avait pas réussi dans sa tâche, il le sermonnerait devant tous les autres afin de démontrer qu’au Palais tout le monde est traité de la même manière et qu’il n’y a aucune raison d’entretenir de la jalousie.

Le Roi appela son serviteur un mois avant la Pâque juive et il inventa une histoire. Il dit à son serviteur qu’il existe une bague spéciale qui a ce caractère particulier que celui qui la porte dans la tristesse devient heureux et que dans la joie, il devient triste.

Le Roi dit : « Je la veux. Peux-tu la trouver ? »

Le serviteur lui répondit : « Vous ai-je déjà déçu ? Oh mon Roi, je peux la trouver ! » « Très bien » dit le Roi. « Apporte-la moi le premier soir de Pâques. »  « Pâques ? » demanda le serviteur. « Mais c’est dans un mois, je peux vous l’apporter dans deux jours. » « Non, non » dit le Roi, « offre-la moi pour Pâques le soir au dîner du Séder. » « Oui, mon Roi », dit le serviteur. Celui-ci choisit des amis, les divisa en quatre groupes dont un partirait vers le Nord, un autre vers le Sud, un autre vers l’Est et le dernier vers l’Ouest. Il leur dit : « Allez votre chemin, arrêtez quiconque et parlez-lui de la bague. S’il sait quelque chose ou a entendu parler de quelque chose, revenez me le dire. Ainsi nous pourrons aller chercher la bague pour notre Roi. »

Deux ou trois jours plus tard, la première mission revint les mains vides (bien sûr puisque le Roi avait fabriqué l’histoire de toutes pièces et qu’une telle bague n’existait pas).

La seconde mission revint tout aussi bredouille, de même que la troisième et la quatrième. Trois semaines s’étaient maintenant écoulées et le serviteur devint de plus en plus inquiet. Le « Séder » devant avoir lieu dans une semaine, il lui fallait lui-même chercher la bague. Il allait donc de place en place, de village en village, de ville en ville, de maison en maison, de porte en porte, ne dormant plus, ne mangeant plus, posant à chacun la même question…

Il revint à Jérusalem à la veille du Séder, mais il avait peur de retourner au palais, chacun parlait de lui, le bruit courait qu’il était devenu fou. C’est par hasard qu’il se retrouva dans le quartier le plus pauvre de la ville et là, au fond d’une ruelle, il aperçut une toute petite échoppe à l’intérieur de laquelle se trouvait un vieil homme, un joaillier.

Il se dit en lui-même “si je n’arrive pas à trouver la bague peut-être que ce vieil homme pourrait la fabriquer… De toute façon je n’ai plus rien à perdre, je vais lui poser la question. »

Il entra dans la boutique et dit à l’homme : « le Roi désire une bague qui rende triste quand on est heureux et heureux quand on est triste. Peux-tu fabriquer une telle bague ? »

Le joaillier réfléchit un moment et répondit : « Mmh… oui, je crois bien ! »

Dans la vitrine du comptoir, il prit un anneau fait d’argent et d’or ; du côté extérieur, sur la partie en or il grava quelques signes en hébreu. Puis il en grava d’autres sur la face intérieure.

Le serviteur ne savait pas lire. Il remercia le joaillier, prit la bague et s’en alla.

Au palais, tout le monde était au courant et attendait la suite de l’histoire avec impatience. Le soir, au dîner du « Séder », le Roi était présent, un grand sourire sur le visage. Dans un coin, le serviteur attendait. Le Roi lui fit signe d’avancer.

Un grand silence s’installa. Chacun tentait de s’approcher pour mieux voir et entendre. Les yeux rivés au sol, le serviteur s’avança.

Le Roi sourit et demanda : – « Alors, as-tu la bague ? »

Effrayé, le serviteur murmura : « J’espère, mon Roi… » « Tends-la moi », lui dit Salomon.

Le serviteur lui donna la bague d’une main tremblante. Le Roi la prit avec le même grand sourire et la mit à son doigt puis il lut ce qui était gravé. Son visage devint triste tout à coup. Affligé, Salomon retira la bague et s’aperçut que quelque chose était gravé à l’intérieur, il le lut avec attention puis il retrouva le sourire.

Le serviteur se rendit compte de la tristesse et de la joie de son Roi, alors il sut que la bague était celle qu’il cherchait.

Dès lors, lorsque le Roi était triste, il regardait sur sa bague les signes gravés en hébreu « Ceci passera », et l’inscription intérieure qui disait « Cela aussi passera » (Gam Ze Ya’avor).

Selon la tradition, Salomon portait cette bague en tout temps et, quoi qu’il arrive, avant de qualifier les choses de bonnes ou mauvaises il touchait son anneau et relisait les inscriptions. C’est ainsi qu’il démontrait sa grande humilité et qu’il était toujours en paix.

Prendre le temps

Mon ami ouvrit le tiroir de la commode de son épouse et en sorti un petit paquet enveloppé de papier de soie :  » Ceci, dit-il, n’est pas un simple paquet, c’est de la lingerie « . Il jeta le papier et observa la soie et la dentelle.  » J’ai acheté ceci la première fois que nous sommes partis en voyage, il y a 8 ou 9 ans. Mais, elle ne l’a jamais utilisé. Elle voulait le conserver pour une occasion spéciale. Eh bien… je crois que c’est le bon moment justement « . Il s’approcha du lit et rajouta ce paquet à d’autres choses que les pompes funèbres emmèneraient. Sa femme venait de mourir.

En se tournant vers moi il me dit : « Ne garde rien pour une occasion spéciale, chaque jour que tu vis est une occasion spéciale ».

Je pense toujours à ces paroles … elles ont changé ma vie.

Aujourd’hui, je lis beaucoup plus qu’avant et je nettoie moins. Je m’assieds sur ma terrasse et admire le paysage sans prêter attention aux mauvaises herbes du jardin. Je passe plus de temps avec ma famille et mes amis et moins de temps au travail. J’ai compris que la vie est un ensemble d’expériences à apprécier. Désormais je ne conserve rien. J’utilise mes verres en cristal tous les jours. Je mets ma nouvelle veste pour aller au supermarché, si l’envie m’en prend. Je ne garde plus mon meilleur parfum pour les jours de fêtes, je l’utilise dès que j’en ai envie. Les phrases du type « un jour… » et « un de ces jours … » sont en train d’être bannies de mon vocabulaire.

Si cela en vaut la peine, je veux voir, entendre et faire les choses maintenant. Je ne suis pas tout à fait sûr de ce qu’aurait fait la femme de mon ami si elle avait su qu’elle ne serait plus là demain. Je crois qu’elle aurait appelé sa famille et ses amis intimes. Peut-être aurait-elle appelé quelques vieux amis pour faire la paix ou s’excuser pour une vieille querelle passée.

J’aime penser qu’elle serait peut-être allée manger chinois (sa cuisine préférée).

Ce sont toutes ces petites choses non faites qui m’énerveraient beaucoup si je savais que mes heures sont comptées. Je serais énervé de ne plus avoir vu certains de mes amis avec lesquels je devais me remettre en contact  » un de ces jours…  » Énervé de ne pas avoir écrit les lettres que j’avais l’intention d’écrire  » un de ces jours…  » Énervé de ne pas avoir dit assez souvent à mes proches combien je les aime.

Maintenant je ne retarde rien, ne repousse ou conserve rien qui pourrait apporter de la joie et des rires à nos vies. Je me dis que chaque jour est spécial.

Chaque jour, chaque heure, chaque minute est spéciale …

Auteur inconnu

Holly Butcher est décédée le 4 janvier 2018, à seulement 27 ans. Atteinte d’un cancer incurable, elle a publié une lettre ouverte sur Facebook avant de mourir. Un message bouleversant prodiguant quelques conseils à celles et ceux qui ont toute la vie devant eux. Des mots profonds d’une incroyable justesse.

Il nous arrive à tous de nous sentir misérables, au fond du trou, frustrés et insatisfaits par le cours que suit notre vie. Et, bien que nous soyons conscients que nous ne sommes pas immortels, nous prenons souvent l’avenir pour acquis. La mort n’étant qu’une lointaine destination.

« Un petit conseil de vie de Hol :

C’est une chose étrange de réaliser et d’accepter votre mortalité à 26 ans. Ça fait juste partie de ces choses que vous préférez ignorer. Les jours passent et vous imaginez qu’ils continueront à venir. Jusqu’à ce qu’arrive l’inattendu. Je me suis toujours imaginée vieillir, devenir ridée et grisonnante, vraisemblablement à cause de la jolie famille (avec beaucoup de bambins) que je projetais de fonder avec l’amour de ma vie. Je désire tellement cela que j’en ai mal.

C’est ça le truc avec la vie. Elle est fragile, précieuse et imprévisible et chaque jour est un cadeau, pas un droit donné. J’ai 27 ans maintenant. Je ne veux pas partir. J’aime ma vie. Je suis heureuse… Je le dois à mes proches. Mais je n’ai pas le contrôle.

Je n’ai pas entamé cette « note avant de mourir » pour vous faire redouter la mort – j’aime le fait que nous ignorions pour la plupart qu’elle est inévitable. Sauf quand je veux en parler et qu’elle est traitée comme un sujet « tabou » qui n’arrivera jamais à aucun d’entre nous… Cela a été un peu dur. Je veux juste que les gens cessent de s’inquiéter des petits stress insignifiants de la vie et essayent de se rappeler que nous avons tous le même destin après tout, alors faites ce que vous pouvez pour que votre temps vaille la peine et soit merveilleux, sans les conneries.

J’ai couché beaucoup de mes pensées ci-dessous car j’ai eu beaucoup de temps pour méditer sur la vie ces derniers mois. Bien sûr, c’est au milieu de la nuit que ces choses surgissent au hasard dans ma tête !

Toutes ces fois où vous râlez à propos de choses ridicules (ce que j’ai vraiment remarqué ces derniers mois), pensez à quelqu’un qui est vraiment confronté à un problème. Soyez reconnaissant pour votre petit problème et surmontez-le. Il est normal de souligner que quelque chose est agaçant, mais essayez de ne pas faire perdurer cela et de ne pas affecter négativement la journée des autres.

Une fois que vous ferez cela, sortez et prenez une grande inspiration d’air, cet air frais profondément dans vos poumons, regardez à quel point le ciel est bleu et à quel point les arbres sont verts. C’est tellement beau. Pensez à quel point vous êtes chanceux de pouvoir le faire – respirez.

Vous êtes peut-être restés coincés dans les bouchons aujourd’hui, ou vous avez mal dormi parce que vos beaux bébés vous ont empêché de dormir, ou votre coiffeur vous a coupé les cheveux trop courts. Peut-être que vous avez égratigné vos nouveaux faux ongles, que vos seins sont trop petits, ou que vous avez de la cellulite sur le derrière et que votre ventre est flageolant.

Laissez tomber toute ces conneries…

Je vous jure que vous ne penserez pas à ces choses lorsque ce sera votre tour de partir. C’est tellement insignifiant quand on regarde la vie dans son ensemble. Je regarde mon corps maigrir à vue d’œil sans que je ne puisse rien y faire et tout ce que je souhaite désormais, c’est que je puisse avoir un anniversaire ou un Noël de plus avec ma famille, ou juste un jour de plus avec mon partenaire et mon chien. Juste un de plus.

J’entends des gens se plaindre d’à quel point leur travail est terrible ou d’à quel point il leur est difficile de faire de l’exercice. Soyez reconnaissant d’être physiquement capable de le faire. Le travail et l’exercice peuvent sembler des choses si triviales… jusqu’à ce que votre corps ne vous permette plus de faire l’un ou l’autre.

J’ai essayé de vivre une vie saine, en fait, c’était probablement ma principale passion. Appréciez votre bonne santé et le bon fonctionnement de votre corps, même si vous n’avez pas la taille idéale. Prenez soin de lui et appréciez à quel point il est incroyable. Déplacez-le et nourrissez-le avec de la nourriture saine. N’en devenez pas obsédé.

Rappelez-vous que la bonne santé ne se limite pas au corps physique.

Travaillez aussi dur pour trouver votre bonheur mental, émotionnel et spirituel aussi. De cette façon, vous pourriez vous rendre compte à quel point obtenir ce corps parfait stupidement représenté sur les réseaux sociaux est insignifiant et sans importance… Tant qu’on est sur ce sujet, supprimez tout compte qui apparaît dans votre flux de nouvelles et qui vous donne le sentiment d’être une merde. Ami ou pas. Soyez impitoyable pour votre propre bien-être.

Soyez reconnaissant du fait que chaque jour vous n’ayez pas de douleur et même les jours où vous ne vous sentez pas bien avec la grippe, un mal de dos ou une entorse à la cheville, acceptez que ça craint, mais soyez reconnaissant que cela ne mette pas votre vie en danger.

Râlez moins, les gens ! … Et aidez-vous davantage les uns les autres !

Donnez, donnez, donnez. Il est vrai qu’on est plus heureux lorsqu’on fait des choses pour les autres que pour soi-même. J’aurais aimé en faire plus. Depuis que je suis malade, j’ai rencontré les gens les plus incroyablement généreux et les plus gentils, et j’ai reçu les mots les plus réfléchis et les plus aimants de ma famille, de mes amis et d’étrangers. Plus que je ne pourrai jamais donner en retour. Je n’oublierai jamais ceci et serai toujours reconnaissante envers tous ces gens.

C’est une chose étrange d’avoir de l’argent à dépenser à la fin… quand vous êtes en train de mourir.

Ce n’est pas le moment où vous sortez et achetez des choses matérielles comme vous le feriez habituellement, comme une nouvelle robe. Cela vous fait réfléchir sur le fait qu’il est stupide de croire que ça vaut la peine de dépenser autant d’argent pour de nouveaux vêtements et de nouvelles « choses » dans nos vies.

Achetez à votre amie quelque chose de gentil au lieu d’une autre robe, d’autres produits de beauté ou d’autres bijoux pour ce prochain mariage. 1. Personne ne se soucie que vous portiez la même chose deux fois. 2. Ça fait du bien. Invitez-la à déjeuner, ou mieux encore, préparez-lui un repas. Invitez-la à boire un café. Donnez-lui / achetez-lui une plante, un massage ou une bougie et dites-lui que vous l’aimez quand vous lui offrez.

Respectez le temps des autres.

Ne les laissez pas attendre parce que vous êtes nuls pour arriver à l’heure. Préparez-vous plus tôt si vous êtes l’une de ces personnes et appréciez le fait que vos amis veuillent partager leur temps avec vous. Ils n’ont pas envie de s’asseoir seuls à attendre un ami. Vous allez gagner leur respect aussi ! Amen sœur.

Cette année, notre famille a accepté de ne rien faire et malgré le sapin plutôt triste et vide (j’ai failli craquer au réveillon de Noël !), c’était tellement chouette parce que les gens n’ont pas eu la pression du shopping et ont concentré leurs efforts pour s’écrire une carte les uns aux autres. De plus, imaginez ma famille essayant de m’acheter un cadeau sachant qu’il leur resterait probablement sur les mains… bizarre ! Cela peut sembler nul mais ces cartes signifient plus pour moi que n’importe quel achat impulsif le pourrait. Cela dit, c’était aussi plus facile à faire dans notre maison parce que nous n’avions pas de petits enfants chez nous. Quoi qu’il en soit, la morale de l’histoire – les cadeaux ne sont pas nécessaires pour un Noël réussi. On continue.

Utilisez votre argent pour des expériences…

Ou du moins ne passez pas à côté d’expériences parce que vous avez dépensé tout votre argent dans des conneries matérielles. Faites l’effort de faire ce voyage d’une journée à la plage au lieu de le remettre à plus tard. Trempez vos pieds dans l’eau et enfoncez vos orteils dans le sable. Mouillez votre visage avec de l’eau salée.

Mêlez-vous à la nature.

Essayez juste de profiter et d’être dans l’instant présent plutôt que de le capturer à travers l’écran de votre téléphone. La vie n’est pas destinée à être vécue à travers un écran ni à obtenir la photo parfaite… Profitez du foutu moment, les gens ! Arrêtez d’essayer de l’immortaliser pour tout le monde.

Question rhétorique aléatoire. Est-ce que ces quelques heures passées à se coiffer et à se maquiller chaque jour ou à sortir en soirée en valent vraiment la peine ? Je n’ai jamais compris cela à propos des femmes.

Levez-vous tôt et écoutez les oiseaux pendant que vous regardez les belles couleurs que le soleil offre à mesure qu’il se lève.

Écoutez de la musique… écoutez vraiment.

La musique est une thérapie. La musique d’époque est la meilleure.

Câlinez votre chien. Là où je serai, ça va me manquer.

Parlez à vos amis. Posez votre téléphone. Est-ce qu’ils vont bien ?

Voyagez si c’est votre désir, ne le faites pas si ce n’est pas le cas.

Travaillez pour vivre, ne vivez pas pour travailler.

Sérieusement, faites ce qui rend votre cœur heureux.

Mangez du gâteau. Zéro culpabilité.

Dites non aux choses que vous ne voulez vraiment pas faire.

Ne vous sentez pas obligé de faire ce que les autres considèrent comme faisant partie d’une vie épanouissante… vous pourriez désirer une vie banale et c’est très bien.

Dites à vos proches que vous les aimez chaque fois que vous en avez l’occasion et aimez-les avec tout ce que vous avez.

Aussi, rappelez-vous que si quelque chose vous rend misérable, vous avez le pouvoir de le changer – dans le travail ou l’amour ou quoi que ce soit. Ayez le courage de changer. Vous ne savez pas combien de temps vous avez sur cette Terre, alors ne le gaspillez pas à être misérable. Je sais que c’est ce qu’on dit tout le temps, mais ça ne pourrait pas être plus vrai.

Quoi qu’il en soit, c’est juste un conseil de vie, jeunes filles. Prenez-le ou laissez-le, ça ne me dérange pas !

Oh et une dernière chose, si vous le pouvez, faites une bonne action pour l’humanité (et moi-même) et commencez à donner régulièrement votre sang. Cela vous fera vous sentir bien avec le bonus supplémentaire de sauver des vies. J’ai l’impression que c’est quelque chose qui est tellement négligé alors que chaque don peut sauver 3 vies ! C’est un impact énorme que chaque personne peut avoir et le processus est vraiment si simple.

Le don de sang (plus de poches que je ne pourrais en compter) m’a aidée à rester en vie une année supplémentaire – un an que je serai toujours reconnaissante d’avoir pu passer sur Terre avec ma famille, mes amis et mon chien. Une année durant laquelle j’ai vécu quelques-uns des meilleurs moments de ma vie…

Jusqu’à ce qu’on se revoie … Hol Xoxo »

https://positivr.fr/lettre-vie-holly-butcher-philosophie/

Deux grenouilles sont tombées dans un pot de crème.

L’une d’elles perdait confiance et l’autre ne se laissait pas aller. La grenouille démoralisée et peureuse se décourageait vite.

« À quoi bon lutter, dit-elle. Je vais me fatiguer en vain. Autant en finir tout de suite. »

« Mais non, disait l’autre, nage, ne perds pas courage ! On ne sait jamais, tâchons de gagner du temps… »

« Non, non, disait celle qui n’avait pas confiance en elle et cédait au découragement. Tant pis, j’abandonne… et puis cette crème est écœurante. »

Elle se laissa ainsi couler et se noya tandis que l’autre continuait à se débattre de toutes ses forces. Elle essayait de grimper sur la paroi de la jarre, glissait, puis recommençait sans se lasser. La courageuse petite bête frappait, frappait la crème en détendant ses longues cuisses.

« Je ne veux pas me noyer, allons, encore un peu de courage »

Mais ses forces diminuaient. La tête commençait à lui tourner.

« Vais-je vraiment me noyer ? Se disait-elle. Allons, encore un petit effort, peut être arriverai-je à me sauver tout de même… On n’a jamais vu une grenouille périr dans un pot de crème ! »

Et elle agitait, agitait ses pattes, malgré la fatigue qui l’envahissait, l’engourdissait, l’affaiblissait de plus en plus. La grenouille semblait perdue. Et quelque chose changea, soudain. La crème n’était plus ni molle, ni liquide, la crème n’était plus crème, les pattes de la grenouille ne s’enfonçaient plus, mais pouvaient prendre appui sur une base solide.

« Ouf » soupira la grenouille à bout de forces. Et elle regarda autour d’elle : elle était assise sur du beurre.

« Un jour, un enfant rentre de l’école avec une lettre pour sa mère.

Il lui dit : « Mon instituteur a demandé que je te donne cette lettre, à toi, uniquement à toi. »

Sa mère ouvre alors la lettre, la lit silencieusement, puis déborde de larmes…

Elle décide ensuite de lire la lettre à son fils :

« Votre fils est un génie. Cette école est trop petite pour lui et nous n’avons pas d’assez bons enseignants pour l’instruire. Veuillez le faire vous-même. »

La maman décide donc de prendre en charge son enfant.

Entre temps, son fils devient un scientifique de renom.

Il invente l’ampoule électrique, le télégraphe, le phonographe, la centrale électrique, la caméra, etc.

Après le décès de sa chère mère, alors qu’il fouille dans les vieux souvenirs de famille, il trouve une lettre pliée dans une boîte.

Il s’agit de la lettre qu’il avait donnée étant enfant à sa mère de la part de son instituteur.

Elle disait ceci :

« Votre fils est un cancre. Il est déficient. On détecte chez lui une maladie mentale. Nous n’autorisons plus votre fils à revenir à l’école. »

Cet enfant, c’était Thomas Edison, l’un des plus grands scientifiques, si ce n’est le plus talentueux, de son époque.

Il pleure pendant des heures et il ajoute ceci dans son journal :

« Thomas Edison était un enfant nul et déficient, qui, grâce à une mère héroïque, est devenu le génie du siècle. »

Voilà un bel exemple de ce qui est appelé l’effet Pygmalion à savoir que le regard que l’on porte sur un autre être humain influence sa réalité et son futur. »

Les mémoires de Thomas Edison

Le conte de la femme qui en avait plein le dos.

« Cela faisait des semaines que mon cou était raide. Je souffrais tellement que j’ai tout essayé. J’ai changé mes vêtements… j’ai fait du Pilates… j’ai consulté toutes sortes de médecins masseurs chiropracteur et ostéopathe… Je me suis mise au yoga.

Rien n’y faisait. Tout mon dos était enflammé et je pouvais à peine bouger les épaules. C’était comme un poids une charge qui ne me laissait même pas dormir et parfois j’avais du mal à respirer.

– Qu’as-tu fait alors.

Un jour par désespoir je suis allée voir une vieille femme que l’on disait sage.

Elle m’a dit que c’était parce que je chargeais trop depuis longtemps.

– Comment a-t-elle pu le savoir.

Seulement en regardant ma colonne tendue comprimée. Seulement en touchant ma peau de ses vieilles mains. Elle a immédiatement senti l’inflammation sous ma peau et la sécheresse au-dessus.

– Et t’a-t-elle dit comment tu pouvais te soigner.

Elle a pris mes mains dans les siennes elle m’a fait baisser les épaules elle m’a demandé de lâcher mes bras et de détendre mes mains jusqu’au bout de mes doigts elle a redressé mon menton et elle est passée derrière moi.

Elle m’a chuchoté à l’oreille tout doucement :  » Tu n’es pas coupable…Tu n’es pas responsable…Tu ne peux pas tout faire…tu ne peux pas tout résoudre…tu ne peux pas tout accepter. »

Alors mes larmes ont commencé à couler. Elles coulaient si fort qu’on aurait dit des morceaux de verre et la douleur était si intense que je finis par croire que j’allais voir des larmes de sang couler à mes pieds.

Peu à peu mes épaules sont revenues à leur place. Mon cou est devenu tout souple et il s’est décoincé. Mon dos s’est redressé comme il ne pouvait plus le faire depuis des années. J’ai entendu mes os craquer de façon presque effrayante.

Le poids du monde était tombé de mes épaules.

Le poids des douleurs du passé était à mes pieds.

– T’a-t ‘elle dit autre chose.

Ses yeux de louve m’ont regardée intensément et elle a dit :  » Il y a des douleurs que l’on porte dans son cœur et que l’on n’arrive pas à extirper facilement. Apprends à lâcher le passé et tu finiras par laisser s’exprimer ton présent et tu n’étoufferas pas ton avenir.

Comprends aussi que l’absence de pardon ne fait du mal qu’à celui qui refuse de pardonner. »

Auteur inconnu

Cette dame de 92 ans, petite, bien préparée et fière, est entièrement habillée tous les matins à huit heures, avec ses cheveux coiffés à la mode et son maquillage parfaitement appliqué, même si elle est également aveugle d’un œil.

Aujourd’hui, elle est transférée dans une maison de retraite.

Son mari, âgé de 70 ans, est décédé récemment, rendant le déménagement nécessaire. Après avoir attendu patiemment pendant des heures dans le hall de la maison de retraite, elle sourit gentiment quand on lui dit que sa chambre était prête.

Alors qu’elle se dirigeait vers l’ascenseur, ont lui donna une description visuelle de sa minuscule pièce, y compris les rideaux à sa fenêtre.

« J’adore ça », a-t-elle déclaré avec l’enthousiasme d’un enfant de huit ans qui venait de recevoir un nouveau chiot.

« Mme. Jones, vous n’avez pas vu votre chambre encore… » lui dit-on.

« Cela n’a rien à voir avec ça », dit-elle.

« Le bonheur est quelque chose que vous décidez à l’avance.

Que ma chambre me plaise ou non ne dépend pas de la façon dont les meubles sont disposés, mais de la façon dont je range mon esprit et j’ai déjà décidé de l’aimer.

C’est une décision que je prends tous les matins au réveil. J’ai le choix.

Je pourrais passer la journée au lit à me plaindre de la difficulté que j’ai avec les parties de mon corps qui ne fonctionnent plus, ou bien sortir du lit et être reconnaissante pour celles qui le sont encore. Chaque jour est un cadeau et tant que mes yeux seront ouverts, je me concentrerai sur le nouveau jour et sur tous les souvenirs heureux que j’ai conservés, pour cette période de ma vie.»

Elle nous a ensuite expliqué :

« La vieillesse c’est comme un compte bancaire, vous retirez de ce que vous avez mis. Donc, je vous conseillerais de déposer beaucoup de bonheur sur le compte bancaire de souvenirs. Moi, je dépose toujours beaucoup. »

Et avec un sourire, elle rajouta :

« Rappelez-vous les cinq règles simples pour être heureux :

  1. Libérez votre cœur de la haine.
  2. Libérez votre esprit des soucis.
  3. Vivez simplement.
  4. Donnez plus.
  5. Attendez-vous à moins. »

Un âne dit au tigre :

– L’herbe est bleue.

Le tigre rétorque :

– Non, l’herbe est verte.

La dispute s’envenime et tous deux décident de la soumettre à l’arbitrage du lion, « le roi » de la jungle. Bien avant d’atteindre la clairière où le lion se reposait, l’âne se met à crier :

– Votre Altesse, n’est-ce pas que l’herbe est bleue ?

Le lion lui répond :

– Effectivement, l’herbe est bleue.

L’âne se précipite et insiste :

– Le tigre n’est pas d’accord avec moi, il me contredit et cela m’ennuie. S’il vous plaît, punissez-le !

Le lion déclare alors :

– Le tigre sera puni de 5 ans de silence.

L’âne se met à sauter joyeusement et continue son chemin, heureux et répétant :

– L’herbe est bleue… l’herbe est bleue…

Le tigre accepte sa punition, mais demande une explication au lion :

– Votre Altesse, pourquoi m’avoir puni ? Après tout, l’herbe n’est-elle pas verte ?

Le lion lui dit :

– En effet, l’herbe est verte.

Le tigre, surpris, lui demande :

– Alors pourquoi me punissez-vous ???

Le lion lui explique :

– Cela n’a rien à voir avec la question de savoir si l’herbe est bleue ou verte. Ta punition vient du fait qu’il n’est pas possible qu’une créature courageuse et intelligente comme toi ait pu perdre son temps à discuter avec un fou et un fanatique qui ne se soucie pas de la vérité ou de la réalité, mais seulement de la victoire de ses croyances et de ses illusions. Ne perds jamais de temps avec des arguments qui n’ont aucun sens… Il y a des gens qui, quelles que soient les preuves qu’on leur présente, ne sont pas en mesure de comprendre. Et d’autres, aveuglés par leur ego, leur haine et leur ressentiment, ne souhaiteront jamais qu’une seule chose : avoir raison même s’ils ont tort.

Or quand l’ignorance crie, l’intelligence se tait.

🙏Ta paix et ta tranquillité n’ont pas de prix…

P. MASSICARD

Un saint homme tenait un jour une conversation avec son Ange.

Vint un moment où il lui dit :

– « J’aimerais savoir comment est le paradis et comment est l’enfer ! »

L’Ange conduisit le saint homme vers deux portes. Il ouvrit l’une des portes et permit au saint homme de regarder à l’intérieur.

Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde. Au centre de cette table, il se trouvait une grande marmite contenant un ragoût de légumes aux senteurs délicieuses et finement épicées. Le saint homme saliva d’envie.

Les personnes assises autour de cette table étaient maigres, livides, malades et tristes. Elles avaient toutes l’air affamées.

Des cuillères ayant de très longs manches étaient attachées à leurs bras. Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût pour prendre une cuillerée. Mais comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras elles ne pouvaient pas ramener les cuillères dans leur bouche.

Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs souffrances.

L’Ange dit : – « Tu viens de voir l’enfer ! »

L’Ange et le saint homme se dirigèrent vers la seconde porte. L’Ange s’en approcha et l’ouvrit.

La scène que vit le saint homme était identique à la précédente. Il y avait la même grande table ronde, en son centre la même marmite contenant un délicieux ragoût de légumes et de céréales dont les parfums firent une fois de plus saliver le saint homme.

Ici, les personnes autour de la table étaient également équipées des mêmes cuillères aux longs manches qui étaient attachées à leur bras.

Cependant, cette fois les gens étaient bien nourris, replets et heureux, se parlant les uns aux autres en riant.

Le saint homme dit à l’Ange : – « Je ne comprends pas ! »

L’Ange lui répondit : – « C’est simple, il n’y a qu’un seul savoir-faire : l’entraide ! Les bons et charitables ont appris à se nourrir les uns les autres, tandis que les gloutons et les égoïstes ne pensent qu’à eux-mêmes ! »

Auteur inconnu

Un jour, quand mes enfants seront assez vieux, pour comprendre la logique qui motive un parent, je vais leur dire, comme mes parents méchants m’ont dit :

Je t’ai aimé assez pour te demander où tu allais, avec qui, et quand tu serais de retour à la maison…

Je t’ai aimé assez pour être patiente jusqu’à ce que tu découvres que ta nouvelle meilleure amie ou ton grand copain, n’était pas fréquentable….

Je t’ai aimé assez pour me tenir plantée là dans le cadre de porte pendant deux heures tandis que tu nettoyais ta chambre, une affaire de 15 minutes en principe !

Je t’ai aimé assez pour te laisser voir la colère, la déception et les larmes dans mes yeux. Les enfants doivent apprendre que leurs parents ne sont pas parfaits.

Je t’ai aimé assez pour te laisser assumer la responsabilité de tes actions même lorsque les pénalités étaient si dures qu’elles ont presque brisé mon cœur.

Mais surtout,

Je t’ai aimé assez pour dire NON même quand je savais que tu me détesterais pour ça. Telles étaient les batailles les plus difficiles de toutes. Je suis heureuse de les avoir gagnées, parce qu’à la fin, tu y as gagné aussi. Et un jour, quand tes enfants seront assez vieux pour comprendre la logique qui motive des parents « méchants », tu leur diras :

Vos parents étaient-ils méchants ?

Les miens l’étaient. J’ai eu les parents les plus méchants du monde entier !

Pendant que d’autres enfants mangeaient des sucreries pour les repas, j’ai dû manger des céréales, des œufs, et des légumes. Quand d’autres ont eu du Coca et des hamburgers pour le dîner, j’ai dû manger de la viande, du fromage, des crudités et des fruits… Sans oublier toutes ces crêpes et gâteaux que ma maman nous a faits… Et vous pouvez deviner que ma mère m’a fait des dîners qui étaient différents de celui des autres enfants.

Mes parents ont insisté pour savoir où j’étais en tout temps. On aurait pu croire que j’étais enfermée dans une prison. Ils devaient savoir qui mes amis étaient et ce que je faisais avec eux. Ils insistaient si je disais que je serais partie pour une heure, pour que ce soit seulement une heure ou moins.

J’avais honte de l’admettre, mais mes parents ont enfreint la loi sur la protection des enfants concernant le travail en me faisant travailler.

J’ai dû faire la vaisselle, mon lit (quelle horreur !), apprendre à faire la cuisine, passer l’aspirateur, faire mon lavage, vider les poubelles et toutes sortes d’autres travaux cruels…. Je pense qu’ils se réveillaient la nuit pour imaginer de nouvelles tâches à me faire faire…

Ils ont toujours insisté pour que je dise la vérité, juste la vérité et rien que la vérité.

Au moment où je suis devenue adolescente, ils pouvaient lire dans mon esprit et avaient des yeux tout autour de la tête. Puis, la vie est devenue vraiment dure !

Mes parents ne laissaient pas mes amis juste klaxonner quand ils venaient me chercher. Ils devaient venir à la porte pour qu’ils puissent les rencontrer. Pendant que chacun pouvait fréquenter un ou une petit(e) ami(e) quand ils avaient 12 ou 13 ans, j’ai dû attendre d’en avoir 16.

À cause de mes parents, j’ai manqué beaucoup de choses que d’autres enfants ont expérimentées. Je n’ai jamais été prise pour vol à l’étalage, vandalisme, alcoolisme, ni même arrêtée pour tout autre crime. C’était « tout de leur faute ».

Maintenant que j’ai quitté la maison, je suis instruite et une adulte honnête. Je fais de mon mieux pour être un parent méchant comme mes parents l’étaient.

Je pense que c’est ce qui ne va pas avec le monde aujourd’hui. Il n’y a pas assez de parents méchants !

Merci donc à toutes les parents qui ont été assez méchants dans notre jeunesse pour nous apprendre à être de méchantes bonnes personnes.

Stéphanie CHARIOT-AUCHERE Neuropsychologue

A tort ou à raison

On ne sait jamais qui a raison ou qui a tort.

C’est difficile de juger. Moi, j’ai longtemps donné raison à tout le monde.

Jusqu’au jour où je me suis aperçu que la plupart des gens à qui je donnais raison avaient tort !

Donc, j’avais raison !

Par conséquent, j’avais tort !

Tort de donner raison à des gens qui avaient le tort de croire qu’ils avaient raison.

C’est-à-dire que moi qui n’avais pas tort, je n’avais aucune raison de ne pas donner tort à des gens qui prétendaient avoir raison, alors qu’ils avaient tort !

J’ai raison, non ? Puisqu’ils avaient tort !

Et sans raison, encore ! Là, j’insiste, parce que … moi aussi, il arrive que j’aie tort.

Mais quand j’ai tort, j’ai mes raisons, que je ne donne pas.

Ce serait reconnaître mes torts !!!

J’ai raison, non ? Remarquez … il m’arrive aussi de donner raison à des gens qui ont raison.

Mais, là encore, c’est un tort.

C’est comme si je donnais tort à des gens qui ont tort.

Il n’y a pas de raison !

En résumé, je crois qu’on a toujours tort d’essayer d’avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu’ils n’ont pas tort !

Raymond Devos

J’étais à l’épicerie du coin en train d’acheter des pommes de terre nouvelles.

J’ai remarqué un petit garçon, d’ossature délicate, pauvrement vêtu, mais propre, regardant avec envie un panier de fèves vertes fraîchement cueillies.

J’avais déjà payé pour mes pommes de terre, mais je me suis arrêtée aux fèves vertes. J’adore la soupe aux fèves et aux patates. Choisissant des fèves, je ne pus m’empêcher d’entendre la conversation entre Monsieur Miller (le propriétaire du magasin) et le pauvre garçon qui était à côté de moi.

« Allo Barry, comment vas-tu aujourd’hui ? »

« Allo M. Miller, ça va bien merci, j’étais juste en train d’admirer vos fèves. Elles ont l’air vraiment très bonnes. »

« Elles sont bonnes Barry. Comment va ta mère ? »

« Bien. Elle n’arrête pas de prendre du mieux. »

« Bien. Puis-je faire quelque chose pour toi ? »

« Non Monsieur, je ne faisais qu’admirer ces fèves. »

« Voudrais-tu en rapporter à la maison ? » demanda M. Miller.

« Non Monsieur, je n’ai rien pour les payer. »

« Eh bien, que pourrais-tu me donner en échange de quelques fèves ? »

« Tout ce que j’ai, c’est ma précieuse bille que voici.»

« C’est une vraie ? Laisse-moi la voir. » dit M. Miller

« Voici, elle est de qualité. »

« Oui, je peux voir ça. Humm, la seule chose c’est qu’elle est bleue et j’en recherche une rouge vif. En as-tu une rouge comme ça chez toi ? »

« Pas rouge vif, mais presque… »

Tu sais quoi, ramène ce sac de fèves avec toi à la maison et quand tu repasseras dans le coin, tu me montreras cette bille rouge » lui dit M… Miller. « Bien sûr M. Miller. Merci. »

Madame Miller, qui était debout juste à côté, est venue pour m’aider… Avec un sourire, elle a dit : « Il y a 2 autres garçons comme lui dans notre quartier, les trois sont dans des conditions vraiment précaires. Jim adore marchander avec eux pour des fèves, des pommes, des tomates ou n’importe quoi d’autre. Lorsqu’ils reviennent avec leurs billes rouges, et ils le font toujours, Jim décide que finalement il ne veut plus de rouge et les renvoie chez eux avec un sac d’une autre marchandise en échange d’une bille verte ou une orange, lorsqu’ils reviendront au magasin. »

J’ai quitté le magasin avec un sourire au cœur, impressionnée par cet homme. Peu de temps après je suis déménagée au Colorado, mais je n’avais jamais oublié l’histoire de cet homme, des garçons et de leurs marchandages de billes.

Plusieurs années passèrent, chacune plus rapidement que les précédentes.

Récemment j’ai eu l’occasion de visiter de vieux amis dans ce quartier de l’Idaho et pendant que j’y étais, ce M. Miller est décédé.

Il y avait les funérailles ce soir-là et sachant que mes amis désiraient s’y rendre, je les ai accompagnés. À notre arrivée au salon, nous étions dans une ligne pour rencontrer les personnes éprouvées et leur offrir nos sympathies.

Devant nous dans la ligne il y avait trois jeunes hommes. L’un d’eux était en uniforme d’armée et les deux autres hommes étaient bien coiffés, en habits noirs et chemises blanches… tous paraissant vraiment bien. Ils s’approchèrent de Madame Miller, qui était debout calme et souriante à côté du cercueil de son mari. Chacun des trois jeunes hommes lui fit une caresse, l’embrassa sur la joue, lui parla brièvement et s’approcha du cercueil.

Ses yeux bleus clairs rougis les suivirent et, un par un, chacun des jeunes hommes s’arrêta brièvement et mit leur main tout au-dessus de la main pâle et froide dans le cercueil. Chacun d’eux sortit maladroitement du salon, en s’essuyant les yeux.

C’était notre tour de rencontrer Mme Miller.

Je lui ai dit qui j’étais et lui rappelai l’histoire d’il y avait longtemps et ce qu’elle m’avait raconté concernant les marchandages de billes. Avec ses yeux brillants, elle prit ma main et me conduisit au cercueil.

« Ces trois jeunes hommes qui viennent de quitter étaient les garçons dont je vous parlais. Ils viennent de me dire combien ils avaient apprécié la façon de ‘marchander’ de Jim. Maintenant, finalement, puisque Jim ne pouvait plus changer d’idée concernant la couleur ou la grosseur de la bille… ils sont venus payer leur dette. »

« Nous n’avons jamais eu l’occasion de faire fortune dans ce monde” me confia-t-elle… « Mais présentement, Jim se serait considéré comme l’homme le plus riche de l’Idaho. »

Avec tendresse, elle leva les doigts de son mari décédé. En dessous de sa main se trouvaient trois billes d’un rouge éclatant.

La morale : On ne se souviendra pas de nous par nos paroles, mais par nos bonnes actions… La vie ne se mesure pas par le nombre de respirations que nous prenons, mais par les moments qui font que l’on retient notre respiration…

Aujourd’hui je vous souhaite une journée remplie de ces petits bonheurs – Du café frais que vous n’avez pas préparé vous-même… Un coup de téléphone d’un vieil ami… Des feux verts sur votre chemin pour vous rendre au travail… La ligne la plus rapide à l’épicerie… Une bonne chanson à la radio… Vos clés retrouvées à la même place que vous les aviez laissées.

Auteur inconnu.